Comment les étudiants chinois en France choisissent-ils leur établissement et leur spécialité ? Pour les élèves du secondaire


Une fois que les étudiants chinois ont décidé d'étudier en France, la première question importante qui se pose est : comment choisir son établissement et sa spécialité ? Pour ceux qui ont déjà terminé ou sont sur le point de terminer leurs études universitaires, ou pour ceux qui sont actuellement inscrits dans une université chinoise, il s'agit plutôt de savoir comment réorienter leur choix de spécialité. Nous n'aborderons pas ici la question de la réorientation.

Je pense que la plupart des étudiants chinois financent eux-mêmes leurs études en France, car les bourses offertes par la Chine et la France sont très limitées et, face au grand nombre de candidats, il est très difficile d'en obtenir une. Lors du choix de l'établissement, les étudiants chinois doivent tenir compte de la situation financière de leur famille. Ils peuvent choisir une université publique française ou une école supérieure privée française (si les moyens financiers de la famille le permettent). Je ne souhaite pas ici comparer les universités publiques et les écoles privées françaises, car comme chacun le sait, l'enseignement supérieur français est très diversifié, avec une coexistence du public et du privé, on pourrait dire que c'est une véritable floraison. La France possède non seulement des universités publiques de renommée mondiale qui ont formé de nombreux penseurs, philosophes, écrivains, scientifiques et artistes, mais aussi des écoles supérieures privées de design de premier plan et des écoles de commerce privées en plein essor, qui forment de nombreux créateurs de marques à la pointe des tendances et des talents de management d'élite adaptés aux évolutions du marché.

Lors du choix d'un établissement, beaucoup d'étudiants attachent de l'importance au classement de l'école. C'est tout à fait normal - qui n'a pas de rêves ? Qui n'a pas un complexe pour les grandes écoles ? En Chine, qui ne rêve pas d'intégrer Tsinghua ou Peking University ? Aux États-Unis, qui ne vise pas Harvard ? En Angleterre, qui ne tente pas Oxford ? Et en France, pourquoi ne pas tenter HEC Paris ? Cependant, rares sont ceux qui voient leurs rêves se réaliser. En fin de compte, nous devons faire face à la réalité et, lorsque les résultats des examens ou des admissions tombent, nous devons nous y résigner, en nous consolant avec le proverbe "L'homme propose, Dieu dispose". Ainsi, lors du choix d'un établissement, nous devons nous baser sur nos intérêts et passions, évaluer nos capacités, nos compétences et les conditions d'admission de l'école, et ne pas avoir des attentes trop élevées. En fait, on peut comparer cela au choix des voeux après le baccalauréat : il faut d'abord savoir où l'on se situe sur l'échelle des scores d'admission, identifier les établissements auxquels on peut prétendre, déterminer sa tranche, puis analyser et comparer ces établissements avant de faire son choix.

Pour les étudiants chinois (ici, nous parlons des bacheliers ou des futurs bacheliers), je pense qu'il faut tenir compte de trois aspects essentiels lors du choix de la spécialité :

  1. Les intérêts et passions personnels

Nous savons qu'en Chine, il est courant que les parents choisissent l'école et la spécialité pour leurs enfants. Sans parler de leur désir ardent de voir leurs enfants réussir, dès le plus jeune âge, ils engagent des professeurs particuliers et organisent de nombreuses activités extrascolaires comme la calligraphie, le dessin et les cours de piano, au point d'écraser leurs enfants, qui souvent ne s'intéressent pas du tout à ces activités. Ces apprentissages extrascolaires restent donc superficiels, sans réel effet ni progression. Pour le choix de la spécialité en France, je pense qu'il faut absolument choisir une spécialité que l'on aime, car seul l'intérêt génère la motivation, et seule la motivation permet de progresser, de bien apprendre sa spécialité et de réussir ses études.

  1. Les capacités d'apprentissage et les points forts personnels

Lors du choix de la spécialité, il faut prendre en compte ses capacités d'apprentissage et ses points forts, en effectuant une évaluation globale et une sélection rigoureuse. Concrètement, si vous étiez en filière scientifique au lycée, avec de bonnes notes en mathématiques et en langues, vous pouvez envisager les mathématiques appliquées dans une université publique française, en vous orientant vers l'ingénierie financière, ou bien une école de commerce privée en économie-gestion ou finance, en visant des postes de cadre dirigeant ou d'analyste financier. Si vous étiez en filière littéraire, vous pouvez choisir le marketing, la gestion économique, en vous orientant vers le management du luxe, le management du tourisme et de l'hôtellerie. Si vous êtes diplômé en français d'une école de langues, vous pouvez vous inscrire en langue et littérature françaises dans une université française, en vous orientant vers l'enseignement des langues étrangères ou les langues appliquées. Si vous êtes diplômé en art ou musique, vous pouvez choisir une école de design ou un conservatoire français dans les spécialités correspondantes. En résumé, il faut capitaliser sur ses forces et compenser ses faiblesses. Ne choisissez pas une spécialité trop difficile pour vos capacités.

  1. Les perspectives d'emploi de la future spécialité

Nous savons que l'objectif ultime de nos études en France est d'acquérir de vraies compétences et de trouver un bon emploi après l'obtention du diplôme, de trouver sa place dans la société. C'est pourquoi il est particulièrement important de choisir une spécialité bien classée avec de bonnes perspectives d'emploi. Quelles sont donc les spécialités avec de bonnes perspectives d'emploi pour les études en France ? Dans le domaine de l'économie et de la gestion, je pense personnellement que l'on peut citer les suivantes :

Marketing et publicité, Management du luxe : La France est un grand pays de conception et de production de produits de luxe, tandis que la Chine est le plus grand consommateur de produits de luxe. Un article publié dans le McKinsey Quarterly américain en avril, intitulé "Le marché chinois du luxe en plein essor", prédisait qu'à partir de 2010, la consommation de produits de luxe en Chine augmenterait de 18% par an, et qu'en 2015, les consommateurs chinois représenteraient plus de 20% du marché mondial du luxe.

Commerce international, Achats et Supply Chain : La Chine est un grand pays exportateur et un partenaire commercial de longue date des États-Unis et de l'Europe. Les échanges commerciaux internationaux impliquent nécessairement la gestion des achats et de l'approvisionnement international, et les programmes proposés par les écoles de commerce françaises répondent parfaitement à cette demande croissante.

Management du tourisme et de l'hôtellerie, Communication, Multimédia et Événementiel : La France est le premier pays touristique au monde, avec une multitude de sites remarquables. En France, il semble que chaque jour soit jour de fête, chaque jour il y a des salons, l'atmosphère artistique et culturelle est omniprésente. La Chine, vaste et riche, possède également d'immenses ressources touristiques. Les Jeux Olympiques de Pékin en 2008 et l'Exposition Universelle de Shanghai en 2010 ont permis à de nombreux Français et étrangers de découvrir la Chine, de l'apprécier et d'y aspirer. Avec l'amélioration constante du niveau de vie, de plus en plus de Chinois viendront visiter la France et l'Europe, et de plus en plus de Français et d'Européens iront étudier, voyager ou travailler en Chine.

Gestion financière, Audit et Contrôle de gestion, Gestion de patrimoine : La Chine et la France sont toutes deux des puissances économiques mondiales. Paris est le centre financier de la France et de l'Europe, tandis que Hong Kong est le centre financier de la Chine et de l'Asie. Grâce à leur talent pour les mathématiques, les étudiants chinois excellent dans les spécialités de gestion financière et d'audit et contrôle de gestion. De nombreux étudiants chinois, après un stage dans une banque française, une compagnie d'assurance ou une grande entreprise française, se voient proposer un CDI et restent travailler en France.

Bien sûr, le choix de ces spécialités suppose un bon niveau de français et des connaissances de base dans le domaine. Il faut donc particulièrement insister sur l'apprentissage du français et l'acquisition des connaissances de base. Une fois l'objectif défini, il faut s'y consacrer pleinement. Seul un effort considérable permet d'obtenir des progrès satisfaisants, et seule la persévérance conduit au succès final.